Pages

Affichage des articles dont le libellé est 2e secondaire. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 2e secondaire. Afficher tous les articles

lundi 13 mai 2013

Films d'animation en stop motion

... ou comment faire des films avec à peu près aucun moyen!

Si vous voulez vous plonger dans l'animation vidéo, voici quelques éléments dont il faut tenir compte:

  1. Assurez-vous d'en avoir déjà fait avant de l'enseigner. Il y a vraiment une foule de petits détails techniques qu'il faut absolument prévoir pour éviter les déceptions et les frustrations.
  2. Préparez des documents étape par étape, des PowerPoint, affichez les consignes un peu partout; vous vous éviterez des heures de répétitions inutiles de consignes. 
  3. Ne faites pas travailler toute la classe en même temps sur la prise de photos et même, idéalement, sur le montage vidéo. Cela évite d'avoir trop d'appareils électroniques à gérer en même temps mais SURTOUT, cela vous permet d'être plus disponible et de mieux suivre le déroulement. Planifiez un petit travail simple et léger en matériaux pour l'autre moitié de la classe. Oui, il faut donc aussi prévoir beaucoup de temps pour mener à terme le projet...
  4. Repérez les cracks en informatique; ils deviendront vos très précieux techniciens!!! Une question de montage vidéo? Un problème avec les photos? Va voir Untel!
  5. La clé de la réussite: la SIMPLICITÉ. 
J'ai choisi la technique du papier découpé car c'est à très faible coût et accessible à tous, et cela demande moins d'espace de rangement que des maquettes pour l'animation en pâte à modeler... 
(Cela dit, si vous avez la chance de suivre un atelier ou de faire de l'animation en pâte à modeler avec vos élèves, c'est vraiment très amusant. Si en plus vous voyez passer une occasion de suivre un atelier de stop motion avec Érik Goulet, professeur à l'Université Concordia, ne ratez pas votre chance: vous ne serez pas déçu!!!)

Voici une petite vidéo très éclairante sur l'histoire et les possibilités de l'animation en papier découpé, sur laquelle je me suis basée pour introduire mon cours:

(désolée, je ne peux pas afficher la vidéo ici pour une raison indéterminée...)

Des artistes comme Lotte Reininger et Michel Ocelot ont poussé la technique très loin pour créer des films magnifiques. Vous trouverez plusieurs vidéos sur ma chaîne YouTube.

Les films ci-dessous ont été faits avec une classe de 2e secondaire, et s'est étiré sur une étape et demie. Nous avions trois caméras à notre disposition, une salle équipée de vieux PC et une version antédiluvienne de Movie Maker. Mais ils ont réussi! Bon visionnement!












jeudi 7 mars 2013

L'art aborigène, ou une introduction au symbolisme



Ce projet a été fait en partenariat avec une autre prof d'arts plastiques dans un contexte particulier: j'avais une classe d'accueil, cinq tout nouveaux immigrants, enfermés dans un minuscule local sans fenêtres et duquel ils ne sortaient jamais. Même leurs cours d'éducation physique se faisaient là! Pour favoriser l'intégration, on repassera... Alors j'en parle avec mon amie collègue qui a un groupe d'accueil en même temps et elle me fait un cadeau: enseigner à deux, à un petit groupe jumelé de 20 élèves, dans un vrai local d'arts!

Trève d'anecdote, ce projet est idéal selon moi pour une fin d'année car la technique est assez simple et répétitive. Une fois les élèves bien lancés, ils sont autonomes.

INSPIRATION

L'art aborigène australien est riche et dégage un mystère particulier. Le travail peut être simplement technique, mais il est bien plus intéressant de prendre le temps de bien s'informer sur cet art plusieurs fois millénaire. Selon la tradition, les formes tracées au point sont de nature éphémères; ce sont les artistes des dernières générations, concernés par la perte de leur culture ancestrale, qui ont repris les motifs, les couleurs, parfois les thèmes propre à cet art et en ont fait des tableaux. Selon la tradition, aucun tableau n'est signé, car l'art est un bien de la communauté et l'objet créé revient à celle-ci.

J'ai vu plusieurs fois l'art aborigène utilisé en classe d'arts; souvent, une forme animale est le sujet du tableau. Pourtant, il y a possibilité d'ouvrir le thème de façon bien plus large en abordant les symboles que contiennent les oeuvres aborigènes. Traditionnellement, celles-ci illustrent une histoire du temps des rêves, représentée souvent comme une carte à vol d'oiseau, dont chaque forme représente une piste animale, un point d'eau, un village, ou encore dont le secret de la symbolique est gardé farouchement par son créateur. Ainsi, pourquoi ne pas proposer aux élèves d'inventer leurs propres symboles, leur propre carte d'un monde inventé?

Voici un site intéressant pour s'initier sur le sujet.


PRÉPARATION

Il est important de bien préparer les élèves au travail à la gouache liquide et au mélange des couleurs. Pour notre part, nous avons demandé aux élèves de faire un dégradé de tons (couleur primaire + blanc) et un dégradé de teintes (couleur primaire + 2e couleur primaire) avant de se lancer dans la réalisation du projet.


RÉALISATION

Tout d'abord, nous avons demandé aux élèves de créer une carte qui raconterait le chemin pris pour aller à l'école, leur quartier ou leur ancienne ville. Erreur! Trop cartésien, trop terre-à-terre... Ils ont naturellement dévié le sujet et ont inventé des cartes beaucoup plus personnelles. Nous leur avons simplement demandé d'y insérer des symboles, dont au moins un de leur propre imagination, et d'être capable de les expliquer. Une fois le croquis terminé, ils devaient tracer le squelette de leur carte sur un carton noir, à la mine très pâle. Puis, à l'aide du bout du manche de pinceaux de différentes grosseurs, ils devaient suivre le mouvement des lignes en répétant le motif du point. Ils n'avaient le droit qu'à deux couleurs primaires et du blanc. Voici les résultats:

ACCUEIL PRINTEMPS 2012






SECONDAIRE 2 PRINTEMPS 2012
(3 couleurs primaires + blanc, format réduit)














jeudi 31 janvier 2013

Poterie et artistes invités

Mettre la main à la pâte. Se salir. Sentir la viscosité froide sur ses doigts. Créer à partir de rien. L'expérience de l'argile, c'est tout ça et bien plus. Dans le cadre de notre future exposition «L'heure du thé», les élèves en multi-arts de ma collègue et moi ont rencontré des artistes céramistes et ont utilisé pour la première fois un tour à poterie pour créer des tasses fonctionnelles.

Les artistes en question, Michel Viala et Sara Mills, font partie du programme Culture à l'école. Ils travaillent habituellement à leur atelier de poterie et fabriquent autant des objets usuels que des objets d'art, que vous pouvez voir sur leur site. D'une très grande générosité et d'une passion contagieuse, ils sont venus animer deux ateliers de deux heures en classe. Lors de la première visite, ils nous ont appris les techniques de base de modelage de l'argile et chaque élève (et les profs aussi!!!) a fait lui-même sa tasse sur l'un des deux tours à poterie que les artistes ont apporté de leur atelier, aidé bien entendu de la main experte de Sara ou Michel.

Deux semaines plus tard, nous avons ressorti les tasses, maintenant presque sèches. La première étape, pas aussi laborieuse que certain élèves peuvent laisser croire (quel acteur!) est de polir la tasse pour enlever le surplus de poussière d'argile et d'imperfections.



Ensuite, Michel nous a expliqué comment modeler l'anse et surtout, comment la coller de façon efficace avec de la barbotine. La dernière étape est l'application de l'engobe, cette mixture d'argile et de pigment coloré qui permet d'égayer nos oeuvres.



Michel et Sara étaient toujours enthousiastes à faire profiter les élèves de leur savoir-faire.





Et voilà le travail!





Certains élèves ont même fabriqué des petites pièces d'argile à l'intérieur de leur tasse!

Maintenant que nos deux artistes sont repartis à Pigeon Hill avec nos oeuvres, il ne reste plus qu'à attendre que la cuisson au four soit faite avant d'aller les chercher et admirer le résultat final. Les élèves n'en reviennent pas qu'ils pourront VRAIMENT boire dedans!










mardi 27 novembre 2012

Mon soulier: dessin d'observation

Ah, les premiers jours d'école.
Pour une enseignante à contrat, cela rime avec nouvelle école, nouveaux collègues, nouveaux locaux, nouvelles matières... On ne sait pas trop dans quoi on s'embarque, sur quoi on va atterrir.
Ce n'est pas le moment de se lancer dans la sculpture sur bois ou les masques de plâtre...

C'est une bonne amie à moi qui m'a dit l'an passé: «Tu essaieras, le dessin d'observation du soulier, ça marche avec n'importe qui, n'importe quand, et à tout coup!» Alors j'ai essayé.

J'ai fait l'exercice avec les secondaire 3 l'an passé, en devoir pendant le temps des fêtes. Le résultat n'était pas si pire, mais tout de même pas très satisfaisant. J'avais hâte de voir de quoi mes secondaire 1 et 2 de cette année étaient capables. Avec beaucoup d'insistance sur les exercices de tons de gris, de dégradés. Avec des capsules qui expliquent la différence entre connaître et voir. Ils sont à ce stade qu'ils ont tendance à dessiner tout ce qu'ils savent du soulier: par exemple, ils dessinent les oeillets des deux côtés, les lacets passant à travers la languette sans effort. Dessiner ce que l'on voit vraiment est tout un apprentissage.

Les résultats m'ont jetée par terre.










Les gars ont vraiment bien travaillé pour ce projet. En général, ils avaient aussi des souliers au design plus élaboré, alors que les filles s'ennuyaient un peu à dessiner leurs petites ballerines noires...