J'ai eu l'immense chance de travailler en collaboration avec une artiste en résidence pendant les six dernières semaines, un cadeau rare! Pendant six semaines, Geneviève Pratte est venue travailler à l'école même, dans un petit atelier attenant au local d'arts. Le but de la résidence d'artiste est de démystifier le travail des artistes contemporains et de rapprocher le monde de l'art et le monde scolaire. Son travail commencé à notre école sera exposé au printemps avec celui de nos élèves, qui sont en ce moment en pleine création de leur oeuvre en lien avec les thèmes récurrents dans le travail de Geneviève.
Tout un défi de mener des classes de secondaire un, à partir de rien, à une idée générale et à la réalisation de leur plan.
Tout un plaisir de les voir s'initier aux joies du plâtre, de la couture, de l'assemblage...
Tout un plaisir de voir mes élèves échanger des idées avec l'artiste pendant les cours, trouver des solutions, écouter ses conseils...
Tout un plaisir d'avoir l'aide d'une maman couturière si généreuse de son temps qui vient donner des cours de couture en classe.
Tout un défi de finir tout ça dans les quatre prochaines semaines.
Des photos et des nouvelles sont à venir!
...
Sérieusement, du plâtre, quel joyeux bordel. Les élèves adorent (et moi aussi!)
vendredi 8 mars 2013
jeudi 7 mars 2013
L'art aborigène, ou une introduction au symbolisme
Trève d'anecdote, ce projet est idéal selon moi pour une fin d'année car la technique est assez simple et répétitive. Une fois les élèves bien lancés, ils sont autonomes.
INSPIRATION
L'art aborigène australien est riche et dégage un mystère particulier. Le travail peut être simplement technique, mais il est bien plus intéressant de prendre le temps de bien s'informer sur cet art plusieurs fois millénaire. Selon la tradition, les formes tracées au point sont de nature éphémères; ce sont les artistes des dernières générations, concernés par la perte de leur culture ancestrale, qui ont repris les motifs, les couleurs, parfois les thèmes propre à cet art et en ont fait des tableaux. Selon la tradition, aucun tableau n'est signé, car l'art est un bien de la communauté et l'objet créé revient à celle-ci.
J'ai vu plusieurs fois l'art aborigène utilisé en classe d'arts; souvent, une forme animale est le sujet du tableau. Pourtant, il y a possibilité d'ouvrir le thème de façon bien plus large en abordant les symboles que contiennent les oeuvres aborigènes. Traditionnellement, celles-ci illustrent une histoire du temps des rêves, représentée souvent comme une carte à vol d'oiseau, dont chaque forme représente une piste animale, un point d'eau, un village, ou encore dont le secret de la symbolique est gardé farouchement par son créateur. Ainsi, pourquoi ne pas proposer aux élèves d'inventer leurs propres symboles, leur propre carte d'un monde inventé?
Voici un site intéressant pour s'initier sur le sujet.
PRÉPARATION
Il est important de bien préparer les élèves au travail à la gouache liquide et au mélange des couleurs. Pour notre part, nous avons demandé aux élèves de faire un dégradé de tons (couleur primaire + blanc) et un dégradé de teintes (couleur primaire + 2e couleur primaire) avant de se lancer dans la réalisation du projet.
RÉALISATION
Tout d'abord, nous avons demandé aux élèves de créer une carte qui raconterait le chemin pris pour aller à l'école, leur quartier ou leur ancienne ville. Erreur! Trop cartésien, trop terre-à-terre... Ils ont naturellement dévié le sujet et ont inventé des cartes beaucoup plus personnelles. Nous leur avons simplement demandé d'y insérer des symboles, dont au moins un de leur propre imagination, et d'être capable de les expliquer. Une fois le croquis terminé, ils devaient tracer le squelette de leur carte sur un carton noir, à la mine très pâle. Puis, à l'aide du bout du manche de pinceaux de différentes grosseurs, ils devaient suivre le mouvement des lignes en répétant le motif du point. Ils n'avaient le droit qu'à deux couleurs primaires et du blanc. Voici les résultats:
ACCUEIL PRINTEMPS 2012
SECONDAIRE 2 PRINTEMPS 2012
(3 couleurs primaires + blanc, format réduit)
samedi 23 février 2013
L'importance des arts à l'école
«À quoi ça sert de faire de l'art madame?»
Bien que nous soyons convaincus du bien fondé de notre matière, de son importance à court, moyen et long terme dans le développement des jeunes, cette question posée mesquinement par un élève ou en sous-texte par un parent peut parfois nous donner du mal. La première réplique qui nous vient en tête n'étant pas nécessairement politiquement correcte, et n'ayant pas toujours l'envie de nous emballer dans des théories universitaires maintes fois répétées dans nos travaux de jeunesse, comment répliquer de façon rapide et efficace? Voici une suggestion:
«Pour réussir dans la vie!»
J'ai commandé en ligne il y a peu de temps un bijou de livre: The Artistic Edge: 7 Skills Children Need to Succeed in an Increasingly Right Brain World. Son auteure, Lisa Phillips, est Torontoise; enfin, donc, un livre canadien sur le sujet (les États-Unis et la France, entre autres, ont une certaine longueur d'avance sur l'importance des arts, notamment en art thérapie). Petit détail, mais ô combien apprécié: j'ai reçu le livre dans une enveloppe sur laquelle mon adresse était écrite à la main au crayon feutre mauve, avec l'autographe de l'auteure en première page du livre...
Le livre existe seulement en anglais, mais se lit plutôt facilement. L'essence du message est clair: les arts proposent des façons différentes d'apprendre et permettent aux enfants nord-américains de gagner leur place dans un monde de plus en plus compétitif en développant ces sept compétences:
1- La pensée créatrice (creative thinking)
2- La confiance en soi (confidence)
3- La résolution de problèmes (problem-solving)
4- Avoir de grandes aspirations (dreaming big)
5- Responsabilisation et sociabilité (accountability and relationship building)
6- Communication
7- Adaptation (adaptability)
De plus, le texte est bourré de références et de charmantes citations que l'on peut utiliser en classe.
À lire absolument!
Le site internet du livre contient aussi un blog, des entrevues et bien plus.
Bien que nous soyons convaincus du bien fondé de notre matière, de son importance à court, moyen et long terme dans le développement des jeunes, cette question posée mesquinement par un élève ou en sous-texte par un parent peut parfois nous donner du mal. La première réplique qui nous vient en tête n'étant pas nécessairement politiquement correcte, et n'ayant pas toujours l'envie de nous emballer dans des théories universitaires maintes fois répétées dans nos travaux de jeunesse, comment répliquer de façon rapide et efficace? Voici une suggestion:
«Pour réussir dans la vie!»
J'ai commandé en ligne il y a peu de temps un bijou de livre: The Artistic Edge: 7 Skills Children Need to Succeed in an Increasingly Right Brain World. Son auteure, Lisa Phillips, est Torontoise; enfin, donc, un livre canadien sur le sujet (les États-Unis et la France, entre autres, ont une certaine longueur d'avance sur l'importance des arts, notamment en art thérapie). Petit détail, mais ô combien apprécié: j'ai reçu le livre dans une enveloppe sur laquelle mon adresse était écrite à la main au crayon feutre mauve, avec l'autographe de l'auteure en première page du livre...
1- La pensée créatrice (creative thinking)
2- La confiance en soi (confidence)
3- La résolution de problèmes (problem-solving)
4- Avoir de grandes aspirations (dreaming big)
5- Responsabilisation et sociabilité (accountability and relationship building)
6- Communication
7- Adaptation (adaptability)
De plus, le texte est bourré de références et de charmantes citations que l'on peut utiliser en classe.
À lire absolument!
Le site internet du livre contient aussi un blog, des entrevues et bien plus.
jeudi 31 janvier 2013
Poterie et artistes invités
Mettre la main à la pâte. Se salir. Sentir la viscosité froide sur ses doigts. Créer à partir de rien. L'expérience de l'argile, c'est tout ça et bien plus. Dans le cadre de notre future exposition «L'heure du thé», les élèves en multi-arts de ma collègue et moi ont rencontré des artistes céramistes et ont utilisé pour la première fois un tour à poterie pour créer des tasses fonctionnelles.
Les artistes en question, Michel Viala et Sara Mills, font partie du programme Culture à l'école. Ils travaillent habituellement à leur atelier de poterie et fabriquent autant des objets usuels que des objets d'art, que vous pouvez voir sur leur site. D'une très grande générosité et d'une passion contagieuse, ils sont venus animer deux ateliers de deux heures en classe. Lors de la première visite, ils nous ont appris les techniques de base de modelage de l'argile et chaque élève (et les profs aussi!!!) a fait lui-même sa tasse sur l'un des deux tours à poterie que les artistes ont apporté de leur atelier, aidé bien entendu de la main experte de Sara ou Michel.
Deux semaines plus tard, nous avons ressorti les tasses, maintenant presque sèches. La première étape, pas aussi laborieuse que certain élèves peuvent laisser croire (quel acteur!) est de polir la tasse pour enlever le surplus de poussière d'argile et d'imperfections.
Les artistes en question, Michel Viala et Sara Mills, font partie du programme Culture à l'école. Ils travaillent habituellement à leur atelier de poterie et fabriquent autant des objets usuels que des objets d'art, que vous pouvez voir sur leur site. D'une très grande générosité et d'une passion contagieuse, ils sont venus animer deux ateliers de deux heures en classe. Lors de la première visite, ils nous ont appris les techniques de base de modelage de l'argile et chaque élève (et les profs aussi!!!) a fait lui-même sa tasse sur l'un des deux tours à poterie que les artistes ont apporté de leur atelier, aidé bien entendu de la main experte de Sara ou Michel.
Deux semaines plus tard, nous avons ressorti les tasses, maintenant presque sèches. La première étape, pas aussi laborieuse que certain élèves peuvent laisser croire (quel acteur!) est de polir la tasse pour enlever le surplus de poussière d'argile et d'imperfections.
Ensuite, Michel nous a expliqué comment modeler l'anse et surtout, comment la coller de façon efficace avec de la barbotine. La dernière étape est l'application de l'engobe, cette mixture d'argile et de pigment coloré qui permet d'égayer nos oeuvres.
Michel et Sara étaient toujours enthousiastes à faire profiter les élèves de leur savoir-faire.
Et voilà le travail!
Certains élèves ont même fabriqué des petites pièces d'argile à l'intérieur de leur tasse!
Maintenant que nos deux artistes sont repartis à Pigeon Hill avec nos oeuvres, il ne reste plus qu'à attendre que la cuisson au four soit faite avant d'aller les chercher et admirer le résultat final. Les élèves n'en reviennent pas qu'ils pourront VRAIMENT boire dedans!
vendredi 11 janvier 2013
Les monstres surréalistes
Parfois, les idées les plus simples et les plus libres donnent les résultats les plus efficaces.
Ce projet a été planté dans ma tête par une professeure de didactique des arts visuels lorsque j'étudiais à l'UQÀM. Je l'ai repris par la suite lorsque j'ai fait de la suppléance au primaire, car il exploite magnifiquement bien l'imagination enfantine et il peut se faire en moins d'une heure avec une seule feuille et quelques crayons de cire (si on s'en tient à sa plus simple expression). Au secondaire, il libère le geste et permet aux ados de se reconnecter avec l'aspect ludique des arts. Je parle du dessin automatique.
Encore mieux, il se résume en quelques lignes:
Donnez une feuille blanche et un crayon à mine à chaque élève et demandez-leur de fermer les yeux. Puis, vous racontez ceci:
Imaginez que votre mine de crayon est une ficelle que vous déposez délicatement sur la feuille. À partir du moment que la mine touche la feuille, il est ABSOLUMENT INTERDIT de lever le crayon. Vous continuez de faire tomber la ficelle qui s'entremêle au fur et à mesure qu'elle prend de la place sur la feuille.
Demandez-leur ensuite, toujours sans lever le crayon, d'ouvrir les yeux et de continuer la ligne courbe qu'ils sont en train de dessiner pour prendre le plus d'espace possible sur la feuille (sans le savoir, ils sont en train d'équilibrer leur composition!)
Une fois le «dessin sans dessein» terminé, demandez-leur de repérer un visage dans cet enchevêtrement de lignes abstraites, en tournant et retournant le dessin dans tous les sens. Deux yeux, un nez, une bouche déformés, et voilà qu'un monstre ou un étrange animal apparaît devant leurs yeux!
J'aime beaucoup ce projet parce qu'il s'apparente au travail de certains surréalistes abstraits comme Juan Miro et, surtout, les dessins automatiques d'André Masson. J'ai donc commencé par montrer à mes élèves de première secondaire plusieurs oeuvres surréalistes et certaines techniques qu'on y retrouve: le dessin automatique, le fumage et le grattage. Puis, je leur ai expliqué que nous allions expérimenter ces trois techniques.
Lorsque leur dessin automatique est terminé, les élèves retracent au feutre noir les lignes délimitant leur visage/monstre/animal/forme figurative. Ils effacent les lignes superflues à l'intérieur de la forme, mais conservent les lignes abstraites à l'extérieur comme arrière-plan. Puis, ils colorient à la cire l'intérieur de la forme et aussi les lignes de l'arrière-plan. Il est très important de leur dire d'appliquer la couleur en aplat, de peser fort sur le crayon et de ne laisser aucune trace de papier paraître sous la couleur.
Ensuite, ils recouvrent tout leur dessin d'encre de Chine (pour ma part, je l'ai diluée à un peu d'eau), et ils épongent le surplus de liquide avant de laisser sécher. Il ne reste plus qu'à gratter la feuille pour faire réapparaître la couleur. Les élèves sont fascinés par ce principe que le gras de la cire repousse l'eau contenue dans l'encre.
Pour sortir un peu des sentiers battus de l'éternelle feuille rectangulaire, je leur ai ensuite demandé de découper la ligne extérieure qui délimitait leur dessin et de le coller sur un support coloré. Et voilà!
Ce projet a été planté dans ma tête par une professeure de didactique des arts visuels lorsque j'étudiais à l'UQÀM. Je l'ai repris par la suite lorsque j'ai fait de la suppléance au primaire, car il exploite magnifiquement bien l'imagination enfantine et il peut se faire en moins d'une heure avec une seule feuille et quelques crayons de cire (si on s'en tient à sa plus simple expression). Au secondaire, il libère le geste et permet aux ados de se reconnecter avec l'aspect ludique des arts. Je parle du dessin automatique.
Encore mieux, il se résume en quelques lignes:
Donnez une feuille blanche et un crayon à mine à chaque élève et demandez-leur de fermer les yeux. Puis, vous racontez ceci:
Imaginez que votre mine de crayon est une ficelle que vous déposez délicatement sur la feuille. À partir du moment que la mine touche la feuille, il est ABSOLUMENT INTERDIT de lever le crayon. Vous continuez de faire tomber la ficelle qui s'entremêle au fur et à mesure qu'elle prend de la place sur la feuille.
Demandez-leur ensuite, toujours sans lever le crayon, d'ouvrir les yeux et de continuer la ligne courbe qu'ils sont en train de dessiner pour prendre le plus d'espace possible sur la feuille (sans le savoir, ils sont en train d'équilibrer leur composition!)
Une fois le «dessin sans dessein» terminé, demandez-leur de repérer un visage dans cet enchevêtrement de lignes abstraites, en tournant et retournant le dessin dans tous les sens. Deux yeux, un nez, une bouche déformés, et voilà qu'un monstre ou un étrange animal apparaît devant leurs yeux!
J'aime beaucoup ce projet parce qu'il s'apparente au travail de certains surréalistes abstraits comme Juan Miro et, surtout, les dessins automatiques d'André Masson. J'ai donc commencé par montrer à mes élèves de première secondaire plusieurs oeuvres surréalistes et certaines techniques qu'on y retrouve: le dessin automatique, le fumage et le grattage. Puis, je leur ai expliqué que nous allions expérimenter ces trois techniques.
Lorsque leur dessin automatique est terminé, les élèves retracent au feutre noir les lignes délimitant leur visage/monstre/animal/forme figurative. Ils effacent les lignes superflues à l'intérieur de la forme, mais conservent les lignes abstraites à l'extérieur comme arrière-plan. Puis, ils colorient à la cire l'intérieur de la forme et aussi les lignes de l'arrière-plan. Il est très important de leur dire d'appliquer la couleur en aplat, de peser fort sur le crayon et de ne laisser aucune trace de papier paraître sous la couleur.
Ensuite, ils recouvrent tout leur dessin d'encre de Chine (pour ma part, je l'ai diluée à un peu d'eau), et ils épongent le surplus de liquide avant de laisser sécher. Il ne reste plus qu'à gratter la feuille pour faire réapparaître la couleur. Les élèves sont fascinés par ce principe que le gras de la cire repousse l'eau contenue dans l'encre.
Pour sortir un peu des sentiers battus de l'éternelle feuille rectangulaire, je leur ai ensuite demandé de découper la ligne extérieure qui délimitait leur dessin et de le coller sur un support coloré. Et voilà!
mardi 27 novembre 2012
Mon soulier: dessin d'observation
Ah, les premiers jours d'école.
Pour une enseignante à contrat, cela rime avec nouvelle école, nouveaux collègues, nouveaux locaux, nouvelles matières... On ne sait pas trop dans quoi on s'embarque, sur quoi on va atterrir.
Ce n'est pas le moment de se lancer dans la sculpture sur bois ou les masques de plâtre...
C'est une bonne amie à moi qui m'a dit l'an passé: «Tu essaieras, le dessin d'observation du soulier, ça marche avec n'importe qui, n'importe quand, et à tout coup!» Alors j'ai essayé.
J'ai fait l'exercice avec les secondaire 3 l'an passé, en devoir pendant le temps des fêtes. Le résultat n'était pas si pire, mais tout de même pas très satisfaisant. J'avais hâte de voir de quoi mes secondaire 1 et 2 de cette année étaient capables. Avec beaucoup d'insistance sur les exercices de tons de gris, de dégradés. Avec des capsules qui expliquent la différence entre connaître et voir. Ils sont à ce stade qu'ils ont tendance à dessiner tout ce qu'ils savent du soulier: par exemple, ils dessinent les oeillets des deux côtés, les lacets passant à travers la languette sans effort. Dessiner ce que l'on voit vraiment est tout un apprentissage.
Les résultats m'ont jetée par terre.

Les gars ont vraiment bien travaillé pour ce projet. En général, ils avaient aussi des souliers au design plus élaboré, alors que les filles s'ennuyaient un peu à dessiner leurs petites ballerines noires...
Pour une enseignante à contrat, cela rime avec nouvelle école, nouveaux collègues, nouveaux locaux, nouvelles matières... On ne sait pas trop dans quoi on s'embarque, sur quoi on va atterrir.
Ce n'est pas le moment de se lancer dans la sculpture sur bois ou les masques de plâtre...
C'est une bonne amie à moi qui m'a dit l'an passé: «Tu essaieras, le dessin d'observation du soulier, ça marche avec n'importe qui, n'importe quand, et à tout coup!» Alors j'ai essayé.
J'ai fait l'exercice avec les secondaire 3 l'an passé, en devoir pendant le temps des fêtes. Le résultat n'était pas si pire, mais tout de même pas très satisfaisant. J'avais hâte de voir de quoi mes secondaire 1 et 2 de cette année étaient capables. Avec beaucoup d'insistance sur les exercices de tons de gris, de dégradés. Avec des capsules qui expliquent la différence entre connaître et voir. Ils sont à ce stade qu'ils ont tendance à dessiner tout ce qu'ils savent du soulier: par exemple, ils dessinent les oeillets des deux côtés, les lacets passant à travers la languette sans effort. Dessiner ce que l'on voit vraiment est tout un apprentissage.
Les résultats m'ont jetée par terre.
mardi 30 octobre 2012
Graffitis et Société des Arts Technologiques [SAT]
Vendredi dernier, je suis allée visiter la [SAT] avec mes élèves de multi-arts de 2e secondaire. C'est un magnifique centre de recherche artistique sur les médias interactifs et immersifs. C'est aussi l'un des seuls endroits au monde pour aller voir des vidéos sur écran à 360 degrés. Et oui, c'est aussi là qu'Ubisoft a fêté Noël l'an dernier.
Aussi, à partir de cette année, elle offre des visites gratuites aux écoles de la CSDM (notre classe fut la toute première!), en plus de ses nombreux cours sur plusieurs outils technologiques de création.
Tout d'abord, nous avons profité de l'occasion de se rendre au centre-ville pour apprécier les graffitis aux alentours de la [SAT] et de la galerie Espace peint frais / Fresh paint (cliquez ici pour voir des photos de l'extérieur et l'intérieur de la galerie... désolée pour le site en anglais), qui travaille fort pour démocratiser le graffiti. Comme de vrais touristes, nous avons sorti caméra photo, iPod, cellulaire et autres gadgets pour ramener des parcelles de murs colorés chez nous.
Voici des photos que j'ai prises quelques jours avant la visite:
Cette murale du collectif MU se trouve sur de Maisonneuve au coin de Sanguinet. Nous ne sommes pas passés par là mais je la trouve intéressante car c'est un style tout à fait différent des graffitis.

Un mur entièrement recouvert de graffitis, créés si je ne me trompe pas pendant le festival UNDER PRESSURE...
Voici finalement 2 murales qui ornent l'Espace peint frais devant lesquelles nous sommes passés vendredi.
Enfin, nous avons été chaleureusement accueillis à la [SAT] et nous avons pu toucher et expérimenter différents outils technologiques d'équipement professionnel. Un DJ/VJ montréalais de renommée mondiale était avec nous pour nous initier à son art. De courageux volontaires ont improvisé des rythmes enlevants.
Aussi, à partir de cette année, elle offre des visites gratuites aux écoles de la CSDM (notre classe fut la toute première!), en plus de ses nombreux cours sur plusieurs outils technologiques de création.
Tout d'abord, nous avons profité de l'occasion de se rendre au centre-ville pour apprécier les graffitis aux alentours de la [SAT] et de la galerie Espace peint frais / Fresh paint (cliquez ici pour voir des photos de l'extérieur et l'intérieur de la galerie... désolée pour le site en anglais), qui travaille fort pour démocratiser le graffiti. Comme de vrais touristes, nous avons sorti caméra photo, iPod, cellulaire et autres gadgets pour ramener des parcelles de murs colorés chez nous.
Voici des photos que j'ai prises quelques jours avant la visite:
Cette murale du collectif MU se trouve sur de Maisonneuve au coin de Sanguinet. Nous ne sommes pas passés par là mais je la trouve intéressante car c'est un style tout à fait différent des graffitis.
Un mur entièrement recouvert de graffitis, créés si je ne me trompe pas pendant le festival UNDER PRESSURE...
Ah, ces fameuses murales en noir et blanc qu'on retrouve de plus en plus souvent sur les murs de Montréal... et même au Musée des Beaux-Arts l'hiver passé! Elles sont faites par le collectifs d'artistes nommé En Masse, et nous n'avons pas fini de les admirer! Ces deux-là se retrouvent sur de vieux conteneurs au métro Saint-Laurent.
Voici finalement 2 murales qui ornent l'Espace peint frais devant lesquelles nous sommes passés vendredi.
Enfin, nous avons été chaleureusement accueillis à la [SAT] et nous avons pu toucher et expérimenter différents outils technologiques d'équipement professionnel. Un DJ/VJ montréalais de renommée mondiale était avec nous pour nous initier à son art. De courageux volontaires ont improvisé des rythmes enlevants.
Du bidouillage électronique pour faire de la musique.
Le coffre à outils du parfait DJ.
Et pour finir en beauté, nous avons monté au dôme, écran unique au Canada de 360 degrés! Y regarder des vidéos donne l'impression d'être complètement plongé dans l'image, d'où le terme d'environnement immersif. Bref, ce fut une visite mémorable...
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